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Les normes européennes de la construction

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Pour uniformiser les méthodes de construction et ouvrir les marchés du secteur du BTP à l’ensemble des pays membres de l’Union européenne, il existe désormais des règles techniques communes à respecter. Conception des ouvrages, règles de calcul ou encore performance des matériaux : découvrez quelles sont les normes européennes de la construction. 

 

 

Sommaire :

 

1. Les Eurocodes : conception et calcul des structures

  • a. Définition des Eurocodes
  • b. Liste des Eurocodes
  • c. Établissement des Eurocodes
  • d. L'application nationale des Eurocodes

2. Le marquage CE

  • a. Qu’est-ce que le marquage CE ?
  • b. Le marquage CE : obligatoire pour les produits de construction
  • c. Le marquage CE est-il un gage de qualité ?
  • d. Le marquage CE est-il un gage de qualité ?

3. Les Euroclasses : classement de réaction au feu des matériaux

  • a. Définition des Euroclasses
  • b. Les 7 classes de matériaux : A1, A2, B, C, D, E et F
  • c. Étude de la fumée générée : s1, s2, s3
  • d. Production de gouttelettes enflammées : d0, d1, d2

 

 

1. Les Eurocodes : conception et calcul des structures

 

 

Définition des Eurocodes

Rédigés dans le but d’éviter les réglementations nationales éparses et parfois contradictoires, les Eurocodes visent à harmoniser la conception des bâtiments et ouvrages de génie civil en Europe. Ils représentent désormais des normes européennes et régissent la conception et les règles de calcul des structures. Ils prennent aussi en compte la résistance des ouvrages aux conditions climatiques, aux séismes et aux incendies.

 

Les Eurocodes représentent désormais les règlements de référence reconnus par les 27 États membres de l’Union européenne. Ils constituent la base pour le dimensionnement des éléments structurels dans les marchés publics et privés. 

 

 

Liste des Eurocodes

Les Eurocodes sont au nombre de 10, chacun étant lui-même composé de plusieurs parties. 

 

 

  • Les bases de calculs

Eurocode 0 : bases de calcul des structures (EN 1990) ;

Eurocode 1 : actions sur les structures (EN 1991).

 

 

  • Les différents types de structures

Eurocode 2 : structures en béton (EN 1992) ;

Eurocode 3 : structures en acier (EN 1993) ;

Eurocode 4 : structures mixtes en acier et béton (EN 1994) ;

Eurocode 5 : structures en bois (EN 1995) ;

Eurocode 6 : ouvrages en maçonnerie (EN 1996) ;

Eurocode 9 : structures en alliage d’aluminium(EN 1999).

 

 

  • Les contraintes spécifiques

Eurocode 7 : calcul géotechnique (EN 1997) ;

Eurocode 8 : calcul des structures pour leur résistance aux séismes (EN 1998).

 

 

Établissement des Eurocodes

La rédaction des Eurocodes est assurée par le comité européen de normalisation (CEN). Au départ établis comme étant des normes expérimentales provisoires (ENV), les Eurocodes sont aujourd'hui définitifs (ils restent révisables et modifiables par le CEN si nécessaire). En portant l’appellation EN, les Eurocodes bénéficient donc désormais du statut de norme européenne de la construction, rendant leur application obligatoire pour certains marchés. 

 

 

L'application nationale des Eurocodes

Afin de prendre en compte les spécificités de chaque État membre (conditions climatiques, risques sismiques, etc…), il existe des annexes nationales permettant d’adapter l’application des Eurocodes à chaque pays

 

Certains calculs disposent donc d’une certaine souplesse : les « paramètres déterminés nationalement » (PDN). Pour réaliser un calcul de structure selon les Eurocodes, l’annexe nationale du pays de destination de la construction est indispensable. Elle fournit l’ensemble des informations relatives au contexte local ainsi que les coefficients de sécurité applicables.

 

En France, la publication des Eurocodes en tant que normes européennes a démarré en 2004. Depuis le 31 mars 2010, l’AFNOR (association française de normalisation) a rendu caduques les normes nationales de conception et de calcul des structures entrant en contradiction avec les Eurocodes

 

 

2. Le marquage CE

 

 

Qu’est-ce que le marquage CE ?

Pour chaque type de produit concerné, les normes européennes harmonisées définissent un certain nombre de caractéristiques ou de performances à atteindre pour un usage donné. Par exemple, pour un produit de construction, il peut s’agir de sa résistance au feu ou de ses performances thermiques. Ces normes harmonisées sont établies par les organismes européens de normalisation.  

 

Lorsque toutes les performances sont atteintes par un produit, le marquage CE peut être apposé. Il atteste que le fabricant s’engage sur le fait que les performances déclarées correspondent aux minimas de la norme européenne harmonisée. 

 

Dès lors qu’un produit est soumis à une norme harmonisée, le marquage CE est obligatoire pour qu’il soit commercialisé au sein de l’Union européenne. 

 

 

Le marquage CE : obligatoire pour les produits de construction

Les produits de construction sont soumis à un règlement européen (UE) qui rend obligatoire l’apposition du marquage CE (n° 305/2011). Il en est de même pour le matériel électrique basse tension ainsi que les équipements de protection individuels (EPI). Il existe aujourd’hui 23 catégories de produits concernés par l’obligation de marquage CE, tous secteurs d’activité confondus. 

 

Pour les catégories d’objets concernés par une norme harmonisée, le marquage CE permet leur libre circulation au sein du marché européen, ainsi que leur commercialisation sans possibilité d’interdiction.

 

Si un produit n’est pas soumis à cette obligation, son fabricant a la possibilité d’apposer le marquage CE en demandant une évaluation technique européenne (ETE). Cette démarche est totalement volontaire et peut lui permettre de s’ouvrir au marché européen.

 

 

Le marquage CE est-il un gage de qualité ?

Il est fréquent de penser que le marquage CE est un gage de qualité ou de sécurité. Or, il atteste simplement de la conformité d’un produit au regard d’exigences communes en Europe. De la même manière, cette appellation ne donne pas d’indication sur l’origine géographique d’un produit. Elle ne signifie pas qu’un matériau a été fabriqué en Europe, mais uniquement qu’il répond aux critères imposés pour circuler dans cet espace. 

 

Il est donc possible qu’un produit portant le marquage CE ne réponde pas entièrement aux exigences réglementaires locales (notamment la RE 2020 en France par exemple). En ce qui concerne la garantie de qualité et de sécurité, il est préférable de rechercher la certification NF sur les produits. 

 

 

3. Les Euroclasses : classement de réaction au feu des matériaux

 

 

Définition des Euroclasses

Pour uniformiser le classement au feu des matériaux au sein de l'Union européenne, le système des Euroclasses a été introduit en Europe en 2000. Il évite les disparités de performances dues aux méthodes d’essais et de classifications nationales parfois très disparates. Il offre également la possibilité aux fabricants de matériaux de s’ouvrir sur le marché économique européen avec plus de facilité, sans avoir à obtenir de nouveaux agréments dans chaque nouveau pays d’application.  

 

Les méthodes d’essais des Euroclasses évaluent la réaction au feu d’un matériau, mais également sa contribution dans la propagation d’un incendie (propagation de chaleur, production de fumée). Les paramètres pris en compte sont souvent plus précis que les méthodes de classification nationales

 

 

Les 7 classes de matériaux : A1, A2, B, C, D, E et F

Avec le système des Euroclasses, chaque matériau est défini par une lettre indiquant son degré de combustibilité :

  • classes A1 et A2 : matériau non combustible (ne contribue pas de manière importante à la propagation d’un incendie) ;
  • classe B : matériau faiblement combustible ;
  • classe C : matériau combustible ;
  • classe D : matériau très combustible ;
  • classe E : matériau très inflammable et propagateur de flamme ;
  • classe F : matériau non classé ou non testé.

 

 

Étude de la fumée générée : s1, s2, s3

Les sous-classes s1, s2, s3 précisent de quelle manière se comporte le matériau lors d’un incendie. La lettre « s » signifie smoke (fumée en anglais) et indique donc la quantité et l’opacité des fumées générées par le produit étudié : s1 étant le niveau le plus bas (peu ou pas de fumée).

 

 

Production de gouttelettes enflammées : d0, d1, d2

Les sous-classes d0, d1, d2, donnent des indications sur la production de gouttelettes et particules enflammées lors d’un incendie (plus particulièrement durant les 10 premières minutes de l'incendie). Ce paramètre est essentiel pour évaluer si le matériau joue un rôle déterminant dans la propagation du feu. D0 signifie qu’aucune gouttelette n’est produite lorsque d2 représente le niveau le plus élevé.

 

Les normes européennes de la construction existent donc dans deux buts précis : uniformiser les règles à l’intérieur de l’Union européenne et ouvrir l’obtention des marchés aux États membres au-delà de leurs frontières nationales. Attention toutefois, les normes européennes ne se substituent pas aux règlements nationaux si ces derniers s’avèrent plus contraignants. En cas d’absence de réglementation européenne dans certains secteurs, les règles nationales s’appliquent. C’est notamment le cas des réglementations thermiques ou des règles de l’art de la construction (NF DTU).

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