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Amiante : quels sont les dangers et les précautions à prendre ?

Amiante : quels sont les dangers et les précautions à prendre ?

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Interdit en France depuis plusieurs décennies, l’amiante est loin d’avoir disparu du domaine de la construction. Encore présent dans de nombreux bâtiments et ouvrages industriels, il reste responsable de pathologies professionnelles graves. Pour travailler en toute sécurité, Welink Builders vous expose les différents dangers liés à l’amiante et quelles précautions prendre avant tout démarrage d’intervention.

 

 

Sommaire : 

 

1. Qu’est-ce que l’amiante ?

2. Où peut-on trouver de l’amiante ?

3. Quels sont les dangers de l’amiante pour la santé ?

  • a. Éviter toute exposition
  • b. Le repérage systématique d’amiante dans les bâtiments anciens
  • c. La protection des travailleurs en contact avec de l’amiante
  • d. La gestion des déchets amiantés

 

 

1. Qu’est-ce que l’amiante ?

 

L’amiante provient d’une roche fibreuse de la famille des silicates. Cette roche est présente naturellement dans la croûte terrestre. 

 

Le matériau utilisé dans le bâtiment et connu sous le terme d’amiante résulte du broyage de ces roches. Il est composé de fibres capables de se disperser dans l’atmosphère, invisibles à l'œil nu. On parle de poussière d’amiante ou de fibres d’amiantes (environ 500 fois plus fines qu’un cheveu).  

 

 

2. Où peut-on trouver de l’amiante ?

 

Apprécié pour ses propriétés isolantes et sa résistance au feu, l’amiante a largement été mis en œuvre dans le secteur du bâtiment jusqu’à son année d'interdiction en France : 1997. Depuis cette date, l’amiante n’est ni fabriqué, ni utilisé, ni importé. 

 

En revanche, les bâtiments construits avant 1997 sont fortement susceptibles d’en contenir, d’autant que ce matériau était plébiscité pour de nombreux usages :

  • Le fibrociment : également appelé amiante-ciment, c’est l’utilisation la plus répandue. Le fibrociment peut être présent en façade ou en toiture sous la forme de tôle ondulée ou de tuiles. Le domaine de la tuyauterie en contient également beaucoup (descentes d’eau pluviales, conduites d'égouts ou conduits de cheminée). 
  • La colle, les joints ou les produits d’étanchéité. L’amiante est parfois présent dans les colles des revêtements de sol souples (PVC, lino) ou sous forme de joint autour des menuiseries extérieures posées avant 1997.
  • Les matériaux d’isolation thermique ou phonique comme les fibres déposées en vrac.
  • Les flocages de protection au feu ou les calorifugeages de tuyauterie.
  • Les mastics et certains types de plâtre.

 

De nombreux bâtiments construits entre 1930 et 1997 étant toujours en activité, il est fréquent que des professionnels intervenant dans le cadre de réhabilitations soient exposés à l’amiante (démolisseurs, plombiers, électriciens, chauffagistes, désamianteurs). Il est donc essentiel de réaliser un « diagnostic amiante » avant toute intervention sur ce type d’ouvrage.

 

Pour précision, les éléments contenant de l’amiante ne libèrent des fibres toxiques que s’ils sont manipulés (percés, démontés, déplacés) ou s’ils sont en mauvais état (dégradés, friables, coupés). Les ouvrages intègres, inertes et en bon état ne représentent pas un danger s’ils sont maintenus à leur place.

 

 

3. Quels sont les dangers de l’amiante pour la santé ?

 

Les dimensions infimes des poussières d’amiante et leur caractère invisible les rendent très faciles à inhaler. Une fois respirées, ces fibres sont capables de se déposer sur les poumons et sont difficilement (ou pas du tout) éliminées par l’organisme. Une exposition prolongée ou intense peut donc affecter le fonctionnement des poumons en provoquant des maladies respiratoires et/ou des pathologies cancéreuses.

 

L’évolution des maladies liées à l’amiante peut être très lente et les premiers symptômes n’apparaissent souvent que plusieurs années après l’exposition. C’est par exemple le cas de l’amiantose : une maladie résultant de l’encombrement des alvéoles des poumons par des fibres d’amiante. Elle est souvent diagnostiquée plus de 15 ans après une exposition prolongée à l’amiante. 

 

Ce développement lent des pathologies explique pourquoi l’amiante a pu être utilisé pendant une si longue période et pourquoi il est toujours connu comme la seconde cause la plus fréquente de maladies professionnelles. Les artisans intervenant fréquemment sur des matériaux amiantés déjà installés à la fin des années 90 représentent notamment une catégorie de travailleurs assez touchée. 

 

 

4. Quelles précautions prendre face à l’amiante ?

 

Éviter toute exposition

La première précaution à observer est d’éviter au maximum toute exposition à l’amiante. Si vous êtes un particulier et que vous envisagez des travaux de rénovation dans une maison ancienne, il est conseillé de ne pas intervenir vous-même en cas de suspicion ou de présence avérée d’amiante. L’entretien d’une toiture en fibrociment (nettoyage ou démoussage) comporte également des risques et demande de nombreuses précautions pour ne pas libérer de fibres d’amiante dans l’atmosphère. 

 

Pour être sûrs de ne prendre aucun risque, il est préférable de faire appel à une entreprise de désamiantage. Un professionnel sera en effet mieux équipé en termes de protections et saura comment évacuer d’éventuels déchets amiantés.

 

En tant que professionnel du bâtiment, évitez au maximum d’intervenir en cas de suspicion de matériau amianté, en particulier si aucun diagnostic n’a été effectué avant le démarrage des travaux. Exigez l’intervention d’un diagnostiqueur, décalez le début de votre intervention ou usez de votre droit de retrait pour vous préserver. Le simple fait de percer un trou peut libérer de la poussière d’amiante. Ce type d’intervention, certes rapide, mais répétée, peut avoir des conséquences sur votre santé à long terme.

 

 

Le repérage systématique d’amiante dans les bâtiments anciens

Pour éviter tout risque d’exposition involontaire, le repérage systématique d’amiante est une obligation du code de la santé publique pour tous les bâtiments dont le permis de construire a été délivré avant le 1er juillet 1997.

 

Le recherche d’amiante fait donc partie des diagnostics immobiliers obligatoires pour la vente d’un bien si son permis a été accordé antérieurement à 1997. Avant d’engager des travaux dans votre maison, référez-vous au rapport qui vous a normalement été communiqué au moment de l’achat. Si vous n’en avez pas en votre possession, le plus sûr est de faire intervenir un diagnostiqueur avant de débuter vos travaux, en particulier dans le cas d’une rénovation lourde. 

 

Pour information, le diagnostic amiante est à la charge du propriétaire d’un bien (public ou privé) ou bien du syndicat des copropriétaires en fonction des situations. En cas de manquement, la responsabilité du propriétaire pourrait être engagée (enlèvement de l’amiante à ses frais ou poursuites pénales).

 

Il en est de même pour les maîtres d’ouvrage engageant des travaux de réhabilitation dans des constructions anciennes. Le repérage d’amiante par un professionnel habilité et la transmission de l’information avant l’intervention de professionnels est une obligation garantissant la sécurité des travailleurs

 

 

La protection des travailleurs en contact avec de l’amiante

Pour assurer la protection des artisans en contact avec de l’amiante, le code du travail prévoit plusieurs dispositions allant de l’évaluation des risques aux modalités d’intervention sur site. Des mesures différentes s’appliquent en fonction de la nature de la mission effectuée :

  • les travaux de retrait des matériaux contenant de l’amiante ;
  • les activités portant sur des ouvrages susceptibles de contenir de l’amiante.

 

Sur un chantier, il est par exemple nécessaire de confiner la zone à désamianter, de signaler clairement la partie exposée et de limiter son accès aux seules personnes habilitées à manipuler de l’amiante. Les travailleurs ont l’obligation de porter des équipements de protection individuels adaptés et de ne pas laver leurs vêtements de travail à leur domicile.

 

En ce qui concerne les désamianteurs, la durée d’intervention en zone exposée est limitée et la procédure d’enfermement et de traçabilité des déchets est strictement encadrée. Un plan de retrait précisant la nature, la durée des travaux et les méthodes de dépose envisagées doit également être produit par l’entreprise chargée du désamiantage. 

 

 

La gestion des déchets amiantés

La protection des humains en contact avec de la poussière d’amiante est une priorité, mais la préservation de l’environnement vis-à-vis des déchets amiantés l’est tout autant. 

 

Il est strictement interdit de déposer des déchets contenant de l’amiante en déchèterie, même pour un particulier. Rapprochez-vous de votre collectivité pour connaître les espaces de collecte adaptés à ce type de dépôt. Les éléments non friables et non dégradés peuvent être enfermés ou filmés par vos soins (à condition d’observer certaines précautions). Le conditionnement devra porter une mention « amiante » visible et lisible. 

 

En cas d’ouvrage en mauvais état ou ayant perdu son intégrité, il est obligatoire de faire appel à une entreprise spécialisée pour procéder à son évacuation en toute sécurité. Après avoir rempli sa mission, votre prestataire devra vous remettre un bordereau de suivi de déchets dangereux : preuve de la bonne élimination de votre objet et garantie de traçabilité de vos déchets.

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